lundi 30 juin 2008

Il ne vous reste qu'une photo à prendre / laurent graff


"Cette ultime photo terminera mon travail.Toutes ces années, j'ai photographié avec une récurrence névralgique l'absence, l'éviction du sujet victime d'une mort médiatique. Il était là, il y a deux minutes, en témoignent les traces qu'il a laissées, ses cheveux sur le sol chez le coiffeur, l'empreinte de son corps mouillé sur le tissu du transat, ses chaussures sur le pas de la porte encore gonflées de son pied. Il est trop tard, le sujet a disparu. Mes photos sont des photos manquées, des rendez-vous ratés. Le sujet est parti, a quitté le cadre. Je recueille seulement les indices de son passage, comme des restes, un témoignage posthume. " P 120

"En organisant ce jeu, j'ai voulu confronter des candidats à une fin imposée, concrète, ayant valeur d'épreuve et de symbole. Le concept de la dernière photo agit de façon très persuasive, très parlante, même sur les esprits les plus pragmatiques. Lancez l'ultimatum autour de vous et vous verrez avec quel sérieux et quelle gravité les gens accueillent en général, votre proposition.
On touche là, inévitablement, à un point sensible qui dépasse le simple cadre de la photographie. On obtient toute sortes de réponses, de la plus spontanée à la plus réfléchie, de l'autoportrait à la vue aérienne, chacune révélant un peu de l'homme et de ses préoccupations. On pourrait faire un album de toutes ces photos, comme un catalogue" P 144

La fête du cinéma

Mention très spéciale pour Valse avec Bachir



mercredi 18 juin 2008

Très cordialement / Andrea Bajani

"Lui c'et un rédacteur de lettres de licenciement. Il compose des adieux pyrotechniques, aussi passionnés et bouleversants que des lettres d'amour, et fait exploser le vocabulaire en une pluie de mots d'occasion. Dans les couloirs on l'appelle Killer . (...)" 4ème de couv'



" Les gens mettent du temps à mourir, l'information doit parcourir tout le corps. On ne meurt pas comme ça, il faut éteindre les lumières, vérifier que personne n'est resté à l'intérieur, fermer le gaz, laisser les clefs au concierge" P32


" Je l'ai vu arriver dans la voiture de la société, la tôle réfléchissant l'éclat du soleil. Dedans il y avait lui, en costume sombre, accompagné de la nouvelle secrétaire. Il portait toutes les larmes de la direction enfermées dansun attaché case, les siennes scéllées derrière les verres fumés de ses lunettes" P96


"Jusqu'à la fin des temps les hôtesses continueront à expliquer ce qu'il faut faire juste avant de mourir. Mais les gens ne les écoutent plus, ils les regardent en regardant ailleurs. Je m'installerai et je regarderai dehors." P 101

Le magasin des suicidés + autre

Mention Bien pour le livre "Le magasin des suicidés" :
Un slogan décapant " vous avez raté votre vie? avec nous vous réussirez votre suicide"
Une très drôle description du parc d'attraction des suicidés (pomme d'amour empoisonnée, volontaires au stands de tir, grand huit cassé...)
Puis tout est bien qui finit mièvre. Alors dommage pour ça.

Drôles de chiens

formidabilitées trouvées sur www.controleradar.org


jeudi 5 juin 2008

La femme à 4 bras

Hélianthe / Stefano Benni

ça vaut le vraiment coup de cliquer sur une page pour lire un extrait.