mercredi 18 juin 2008

Très cordialement / Andrea Bajani

"Lui c'et un rédacteur de lettres de licenciement. Il compose des adieux pyrotechniques, aussi passionnés et bouleversants que des lettres d'amour, et fait exploser le vocabulaire en une pluie de mots d'occasion. Dans les couloirs on l'appelle Killer . (...)" 4ème de couv'



" Les gens mettent du temps à mourir, l'information doit parcourir tout le corps. On ne meurt pas comme ça, il faut éteindre les lumières, vérifier que personne n'est resté à l'intérieur, fermer le gaz, laisser les clefs au concierge" P32


" Je l'ai vu arriver dans la voiture de la société, la tôle réfléchissant l'éclat du soleil. Dedans il y avait lui, en costume sombre, accompagné de la nouvelle secrétaire. Il portait toutes les larmes de la direction enfermées dansun attaché case, les siennes scéllées derrière les verres fumés de ses lunettes" P96


"Jusqu'à la fin des temps les hôtesses continueront à expliquer ce qu'il faut faire juste avant de mourir. Mais les gens ne les écoutent plus, ils les regardent en regardant ailleurs. Je m'installerai et je regarderai dehors." P 101

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